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J'ai voulu et je veux que la langue galicienne dure e vive, parce que la
resistance de notre langue est la seule chance pour que nous perdurions
comme peuple. J'ai voulu que la Galice vive et, en plus de la patrie mère
-cette patrie qui est la terre elle-même, ainsi que nos défunts
ancêtres- j'espère qu'il y ait cette autre patrie qu'est notre
langue. Si l'on veut, un jour, m'élogier après ma mort, quand
mes restes alimenteront cette terre qui est la nôtre, que l'on fasse
graver sur ma pierre tombale: "ci-gît, celui qui, par son oeuvre,
fît que la Galice durât mille printemps de plus".
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